Notre Histoire

Salut, moi c’est Will, je suis le fondateur de la marque HedgeHog ! J’espère de tout cœur que ce qu’elle incarne « piquera » ton intérêt. Permets-moi de me présenter, très succinctement, avant de t’exposer le projet incarné par la marque aux piquants.

Difficile de résumer sa propre personnalité en quelques mots 🤯. Pour rester synthétique sur cette partie, je dirais que je suis un père comblé par l'amour d'une femme aimante et de deux magnifiques anges diaboliques en bas âge. J'ai longtemps cherché ma voie dans ce monde tourmenté avant de finalement comprendre qu'elle devait se diriger vers le développement du bien commun.

C’est en ce sens que j’ai décidé de créer HedgeHog, une marque de sneakers et de prêt à porter construite pour s’attaquer aux défis socio-écologiques qui consomment notre planète, mais surtout qui consument le vivant qui la peuple.

Pour les non-initiés à la langue de Shakespeare, HedgeHog veut dire Hérisson en Anglais. J’adore ce petit mammifère ! Il a profondément marqué mon histoire et m’a ouvert à une compréhension plus fine des écosystèmes et de la fragilité du monde dans lequel on évolue chaque jour.

Autant le dire tout de suite, la vision que j’incarne et qui habite ce projet est en marge du fonctionnement entrepreneurial « habituel », ça peut paraitre présomptueux mais je pense que c’est aussi ce qui le rend unique.

Le décor étant planté, je peux maintenant troquer la synthèse par un peu de développement.

Je pourrais répondre synthétiquement ici aussi en disant : « Concrètement, presque tout ! ». Mais, comme dirait l'autre, commençons par le commencement.

HedgeHog est né d’une suite de constats, plus accablants les uns que les autres. Des violences humaines infligées par nos institutions monétaires, politiques et militaires aux violences écologiques infligées par ces mêmes institutions et les Etats qui les servent, il n’y a qu’un pas. J’ai grandi en observant cette violence et en cherchant à la comprendre. Je suis loin d'avoir tout compris, ce monde va trop vite et j'aime me rappeler qu'en cherchant à suivre son rythme je risque surtout de me perdre moi-même…

J'ai en revanche compris deux choses essentielles. Rien n'arrive sans action, et peu d'actions d'ampleur naissent sans motivation intrinsèque. 

J'ai donc commencé par poser ma vision, puis les objectifs associés. Le premier étant de remettre la quête de sens et notre infini besoin d’humanité, au cœur de nos vies et de nos préoccupations. Tu l'auras compris, HedgeHog a pour vocation la mise en place de solutions concrètes incarnant et véhiculant la recherche de bien commun dans notre société.

Utiliser l’entrepreneuriat pour se mettre en action offre, a minima, un double intérêt :

1 > Créer une structure libérée des barrières et des violences sociales habituelles (du moins en partie).

  2 >> Montrer l’exemple et faire rayonner sa vision par les actes et l’image de marque.

Développer cette entreprise dans le secteur textile, l'un des plus polluants au monde, écologiquement et socialement parlant, tombait  sous le sens.

Être en capacité de se vêtir fait partie des piliers de base de la santé physique et mentale humaine. L’évolution nous a défait des pieds rocailleux et de la fourrure de nos ancêtre; elle nous a aussi doté d’un développement cérébral plus abouti. J’essaie d’en faire le meilleur usage possible, bien conscient de mes qualités et surtout de mes limites. Un adage bien connu dit « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin », c’est sur cela qu'HedgeHog placera le curseur pour soutenir le développement d'un monde plus juste, œuvrer pour quelque chose de plus grand que nous-même, bien que nous-même soit très important 😎

 

Tout est parti d’un questionnement simple :

« Comment avoir un impact pour le bien commun dans un monde qui utilise et nous impose des codes qui lui sont opposés ? »

Je reste lucide, le postulat de départ n’est pas fameux. Nos responsables politiques n'en ont pas grand chose à faire du "petit peuple" et du bien commun. Ils ont pour la plupart des comportements encore plus puérils que ceux de ma fille de 3 ans et pourtant ils et elles écrivent les règles de notre quotidien, évidemment sans jamais nous demander notre avis… tu parles d'une démocratie…

On nous le répète assez et nous le voyons tous les jours à l'œuvre, la pensée néolibérale détruit tout et remet en cause les fondamentaux de soutenabilité des écosystèmes auxquels nous appartenons. C’est pourtant dans ce contexte qu’il nous faut redoubler d’intensité dans nos actions et créer les conditions qui nous permettrons de retrouver du lien pour préparer demain.

On nous parle de sauver la planète à longueur de temps, d’écologie à en vomir le moindre billet d’avion que l’on pourrait ne serait-ce qu'envisager d’acheter, mais la réalité est, il me semble, bien ailleurs. La planète nous enterrera toutes et tous, soyons tranquille pour elle. Si la culpabilisation écologique était une méthode vraiment efficace, elle aurait créé depuis bien longtemps une société plus digne (soit dit en passant pour appuyer mon propos, le rapport Meadows date de 1972, il y a plus de 50 ans ! Et on continue de détruire toujours plus de TOUT, année après année).

Je ne dis pas qu’il ne faut pas y penser, c’est même tout le contraire qui m’anime, il nous faut juste regarder les choses en face et en tirer des conclusions pour la mise en place de nos actions futures si on souhaite avoir de l'impact. Je vois pleins de belles idées partout, des intentions louables, mais pas ou trop peu de liens dans tout ça.

Voici quelques axes défendus par HedgeHog :

Recréer du lien et de la confiance entre nous

L’une des missions de la marque s'ancre dans le lien intergénérationnel et multiculturel. Si la marque atteint ses objectifs à moyen et long terme, les tiers-lieux de rencontre et de partage intergénérationnels et pluridisciplinaires seront nos QG ! On peux tout imaginer tant que ça s'ancre de façon fluide des les territoires.

Soyons clair, certaines cultures sont plus respectueuses de leurs enfants et anciens, ce n’est pas du tout le cas de la nôtre qui est actuellement tristement destructrice.

Ma femme reprend souvent cette phrase disant: "qu’il faut changer le monde, une naissance à la fois" ; cela résonne en moi comme un appel au développement de notre humanité, en commençant par  notre capacité à accorder un maximum d’attention et de temps à nos enfants. Comment faire preuve de sens commun et d'humanité si on s'écarte de cette base fondatrice dès le début de la vie humaine. Aujourd'hui il suffit de regarder le fonctionnement de notre système de santé sur la gestion des naissances ou celui de l'éducation nationale sur l'accompagnement de nos enfants pour tomber à la renverse.

Les anciens ont aussi beaucoup à apporter ça va de soi, de par leur expérience notamment, mais ils sont trop souvent isolés.

« Être humain » est assez clair pourtant. Ces deux mots sont, pour moi et pour HedgeHog par extension, ce qu’il nous faut redevenir, de toute urgence ! Retrouver notre humanité n’est pas juste un besoin parmi d’autres, c’est la clé de voûte de notre évolution ou de notre extinction civilisationnelle.

Utiliser tous les leviers bienveillants disponibles pour œuvrer à l’application du point 1

Cela comprend énormément de choses, et qui dit mise en action dit « essai-erreur ». Par principe, si on part du postulat que c’est fait avec bienveillance, l’erreur n’aura que plus de valeur. Allons-y, faisons et nous verrons, ne soyons plus attentiste car ceux qui œuvrent avec malveillance sont plutôt du genre proactif !

Deux exemples concrets concernant HedgeHog :

Utiliser la monnaie comme ce qu’elle devrait être, un outil de confiance pour le bien commun.

Pour ça, nous sommes engagés statutairement (tu peux vérifier par toi-même ici) à ne JAMAIS valoriser financièrement une personne plus qu’une autre. Dit autrement je ne me paierai pas 1 € de plus que toi si tu rejoignais l’entreprise demain et qu’on passait le même nombre d’heures au boulot. Peu importe que j'en sois le fondateur ou que mes compétences techniques soient supérieures. L’objectif principal est de montrer que l’argent peut (doit) être partagé, qu’il est bien moins important à valoriser qu’un être humain. L'entreprise, de façon plus générale, je la visualise comme un outil de bien commun. Pas de dividendes exorbitants ou autre dérive du genre, l'argent récolté sera  redistribué pour des projets collectifs résilients,  (ex: relocaliser ou du moins avoir une liaison saine et claire sur toute la chaine de valeurs liée à la fabrication de chaussures. De la matière première aux outils de productions en passant par les savoir-faire)

Le premier modèle de baskets de la marque, la HedgeHog HOPY (sortie prévue rentrée 2025).

Le choix des matières premières ainsi que le lieu de fabrication sont des facteurs très importants concernant l’impact environnemental du produit. Il apparaît de plus en plus nécessaire de mettre en place de la résilience dans la fabrication de tous nos produits de consommation. Aujourd’hui il faut se rendre à l’évidence, il y a de trop nombreuses barrières à la mise en place d’une proximité, que ce soit dans la sélection et l’acquisition des matières premières ou dans la fabrication. La désindustrialisation de la France à laisser filer beaucoup d’outils de productions, mais aussi les savoir- faire qui vont avec. Les usines restantes en capacité de pouvoir assembler les HOPY sont soit trop exigeantes pour nos modestes moyens, soit indisponible car trop focus sur l'assemblage de certaines grandes marques pour lesquelles les contrats ne sont pas de la même ampleur.

Le choix arrêté jusqu'ici pour le développement et la fabrication des HOPY est, comme beaucoup d'autres entreprises je te l’accorde, le Portugal. Surement parce-que le savoir-faire y est toujours présent et l’éthique des conditions de travail se rapproche de celle que l’on a chez nous. En ce qui concerne les matières premières nous avons sélectionné des matières naturelles pour une grande partie de la tige et des alternatives au cuir afin d’avoir une base d'éco-conception défendant la cause animale, essentielle pour moi.

 

Cette première partie de présentation pose les bases, reste encore à te présenter les grands axes de réflexion qui ont fixé la vision HOPY (on lui a donné un ptit nom, on trouvait ça plus mignon). Ainsi tu sauras si la direction qu'on souhaite prendre correspond à la tienne. Elle est constituée en Trépied car elle comporte trois piliers indissociables, les voici :

Le Partage/L’Equilibre

Partager tout ce qui peut facilement l'être, comme la monnaie ou la connaissance, est une nécessité tellement fondatrice de l’image incarnée chez HedgeHog ! J'espère de tout cœur qu'elle ressortira directement quand on parlera de nous. J’ai parlé du partage des richesses et de son fonctionnement dans l’entreprise un peu plus haut, je suis persuadé qu’éliminer les différences de salaires ne peut que nous rendre plus coopératifs dans l’exercice de nos fonctions, et par extension remettre la motivation au cœur de notre choix de métier. En dernière analyse, si, peu importe le job que tu choisisses, ton salaire était le même, nul doute que tu chercherais à te diriger vers un travail qui t'anime davantage, l'argent n'étant plus une donnée à considérer.

Par définition, un comportement équilibré ne connaît pas la déviance de l’extrémisme. Avoir comme fondement l’équilibre, en cohabitation avec le partage, pose des bases saines pour les décisions à prendre par la suite. On ne s’arrêtera pas au partage des richesses, le principe de subsidiarité et la communication horizontale seront la norme, je m’engage à en être le garant. 

A contrario, valoriser une société qui récompense au (soi-disant) mérite, qui de surcroit ne partage pas la richesse (et ne partage pas grand-chose tout court) revient à construire, par principe, autour du déséquilibre.

Donc concrètement et pour y revenir une dernière fois ici, chez HedgeHog pas 1 € ne viendra distinguer une personne d’une autre (pour le même nombre d’heures travaillées bien entendu). Ne nous laissons pas duper par les règles et les codes imposés par les riches (financièrement) de ce monde, partageons-la cette monnaie et utilisons-la comme un levier de bien commun pour des projets qui en valent la peine et qui nous rendrons fiers !

La Résilience

Je disais un peu plus haut que les chaussures sont fabriquées au Portugal, c’est la meilleure solution actuellement pour nous, mais ce n’est pas une fin en soi. L’idée de Résilience selon HedgeHog est liée à la proximité. L’objectif affiché est d’économiser un maximum de ressources financières pour envisager de structurer l’entreprise en France et d’être, le plus rapidement possible, en capacité de gérer toute la chaîne de valeur chez nous. Cela veut donc dire avoir trouvé les moyens et les savoirs pour relocaliser outils de production et le personnel compétent, mais aussi disposer des matières premières en France. C’est l’une des raisons pour laquelle les HedgeHog HOPY ont été pensées avec un tissu principal en Lin (ou en chanvre), des matériaux déjà présents sur le territoire et pour lesquels il y a beaucoup à faire en recherche et développement. La sortie  officielle étant prévue pour la rentrée 2025, certains choix concernant les matières ne sont pas encore arrêtés à 100%, on verra si on est capable de pousser encore plus loin le niveau d’exigence de la sélection. Ce qui est sûr c’est que ce premier modèle aura bien des choses à raconter, on a hâte de le présenter.

La Cohérence

En écrivant la première ligne de cette partie sur la cohérence je m’étais dit que cela tombait sous le sens, qu’elle n’avait pas plus que ça besoin d’être présentée, qu'elle parlerai à tout le monde. Ça c’était jusqu’à ce qu’une personne de confiance, après m’avoir relu, m’invite à être plus explicite sur la place qu’avait ce mot dans la vision de l’entreprise, je vais donc tâcher de l'être.

La cohérence, paradoxalement, est un concept à la fois simple et complexe pour HedgeHog. Simple dans le sens où c’est la ligne à suivre afin de respecter l’orientation des points précédents, valider ce qui a été dit par les actes pour que le consommateur ressente la sincérité de notre incarnation et se sente d'autant plus en accord avec ce qu'on porte. La cohérence telle qu’on la perçoit, c’est la capacité du projet à s’être ancré sur des valeurs plus grandes que juste HedgeHog est de s’y référer. C’est également écouter toute proposition de sens concernant le bien commun en créant une communication saine entre la position assumée de l’entreprise sur ces valeurs de départ et l’arbitrage communautaire qui la fera évidemment évoluer. Une sorte de démocratie entre celles et ceux qui l’incarne et la font vivre, afin de s’interroger le plus souvent possible sur la justesse et le bienfondé des décisions prises. 

Quoi qu’il arrive, HedgeHog s’inscrit dans la prise de recul. Un exemple qui peu faire sens sur cet axe de réflexion : « Se dégager du temps libre nous permettant de mieux contempler, comprendre et s’inspirer de ce qui nous entoure » Il est plus que probable qu’avec plus de temps libre notre capacité à encourager la créativité de nos enfants, qui dispose entre leurs mains de la fabrique du monde de demain, sera décuplée. Cela fait également sens de leurs donner les armes (le savoir est une arme 🧠) pour imaginer quelque chose de plus beau que l’individualisme d’aujourd’hui.

Donc, exprimer notre personnalité et notre unicité, par le vêtement notamment, j’y vois un intérêt, mais pas sans condition. N’imaginez pas HedgeHog sortir des nouveaux modèles tous les 3/6 mois en mode Fast Fashion, ça n’arrivera pas. Penser l’entreprise en 2025 au travers d’une vision de bien commun est un défi que nous souhaitons relever en étant clair sur les engagements pris. La cohérence est donc un pilier indispensable, c’est elle qui transforme le bipied en trépied et qui, par voie de conséquence, augmente la stabilité générale du projet. A moi, à nous de poser les actes aux paroles pour que la communauté s’en empare et métamorphose cette société gangrenée.

 

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